Entre humour noir et mélancolie, Florent Marchet livre avec « Irréel » une chanson sur les cicatrices invisibles laissées par certaines paroles. Une réflexion intime mise en images à travers un clip aussi absurde que troublant.
Deux mois après « Tant que tu respires », Florent Marchet qui excelle dans l’art de raconter les failles du quotidien, poursuit son chemin avec « Irréel », un nouveau titre qui s’inscrit dans la lignée de ses chansons les plus intimes. Une nouvelle étape avant la sortie de son prochain album, où l’auteur-compositeur continue d’explorer les zones de fragilité qui traversent les relations humaines.
« Irréel », s’intéresse au moment précis où tout déraille. Un appel téléphonique, quelques phrases de trop, et soudain plus rien n’est comme avant. « Bien pire que les poings », répète l’artiste dans un refrain qui résume à lui seul le propos du morceau. Derrière cette histoire volontairement ouverte (amitié brisée, rupture amoureuse ou conflit familial) se dessine le portrait d’une blessure qui continue de résonner longtemps après les faits.
Réalisé par Alexis Magand et Yannick Demaison, le clip choisit l’absurde pour donner corps à cette douleur. Dans un décor dépouillé dominé par un vieux téléphone, Florent Marchet apparaît tour à tour ligoté, déguisé ou entravé, comme si chaque parole reçue au bout du fil venait lui imposer une nouvelle épreuve. Entre humour grinçant et malaise diffus, les images matérialisent ce que la chanson raconte avec pudeur. Et lorsque tombent les confettis du plan final, ils ressemblent moins à une célébration qu’à une ultime ironie.
