Chaque fin de semaine, la rédaction de Phenixwebtv.com vous propose une sélection des nouveaux clips qui font l’actualité. Entre découvertes, coups de cœur et retours d’artistes confirmés, on vous embarque dans le meilleur de la création musicale en images.
Bandit Bandit – Seulement cette fois
Après « Pas le temps », c’est désormais « Seulement cette fois » qui bénéficie d’une mise en images. Le morceau compte parmi les plus touchants du nouvel album de Bandit Bandit. Sur une mélodie aussi lumineuse qu’inquiète, Maëva chante la difficulté de s’extraire d’une relation qui continue de peser malgré la volonté d’avancer. Entre fragilité et détermination, le titre évoque ce moment où l’on tente enfin de reprendre le contrôle de sa propre histoire sans renier ce qui a été vécu.
Réalisé par Kamir Meridja au Studio de la Vache Noire, le clip mise sur la sobriété. Dans un vaste espace aux murs bruts et aux lumières tamisées, Maëva et Hugo évoluent entre attraction et distance. Dos à dos, face à face ou seuls devant la caméra, ils semblent incarner les différentes étapes d’une relation qui se transforme sans jamais totalement disparaître. Les regards, les reflets, la fumée et les mouvements de danse créent une atmosphère mélancolique qui accompagne parfaitement l’une des chansons les plus sensibles de Cavalcades.
Les Vulves Assassines – Gladiateurs
Après le clip de « Louise Michel » dévoilé il y a quelques semaines, Les Vulves Assassines reviennent avec « Gladiateurs », un titre aussi mordant qu’irrésistiblement dansant. Fidèle à l’ADN du trio, le morceau détourne avec humour les codes de la virilité et s’attaque aux mécanismes de domination masculine. Sur une production aussi percutante que dansante, le trio oppose à la loi du plus fort l’amitié, la solidarité et l’autodérision.
Réalisé au bar L’Arlequin à Aubervilliers par Seb Antoine et Les Vulves Assassines, le clip met en scène deux habitués prêts à se battre après un banal incident de comptoir. Encouragés par les clients du bar et par les deux membres du groupe, transformées en véritables coachs de combat, les deux hommes se défient comme des gladiateurs modernes. Avec la participation de Corinne Masiero dans le rôle de la patronne du bar, le duel tourne finalement court lorsque les deux musiciennes assomment les adversaires à coups de bouteille, désamorçant le conflit dans un final aussi absurde que jubilatoire.
Izïa – Mieux Que Nous
Quatre ans après La Vitesse, Izïa signe son retour avec « Mieux Que Nous », une ballade sensible qui explore les efforts nécessaires pour faire durer une relation. Porté par un piano et une guitare discrets, le morceau laisse toute la place à l’émotion et à une interprétation empreinte de sincérité.
Réalisé par Jason Mougamadou, le clip se déroule entièrement à l’arrière d’une voiture en mouvement. On y découvre Izïa seule sur la banquette arrière, ballotée au rythme des virages et des secousses du trajet. Entre moments de calme et pertes d’équilibre, cette mise en scène minimaliste traduit avec justesse les turbulences et les incertitudes qui jalonnent toute histoire d’amour.
Coeur Kaiju – The Charlatan
Coeur Kaiju livre, avec « The Charlatan », un titre aussi décalé qu’entraînant, où l’anglais, l’autotune et les influences pop se mêlent pour évoquer avec humour le syndrome de l’imposteur. Derrière son énergie dansante et son refrain accrocheur, le morceau questionne notre rapport à l’image, à la légitimité et aux apparences à l’ère du numérique.
Le clip transporte le groupe dans une salle des fêtes à l’ambiance de spectacle de fin d’année. Sur scène, un imposant cœur rouge anthropomorphe assure le chant, accompagné d’un guitariste et d’un batteur devant un public clairsemé mais attentif. La réalisation alterne entre la performance du groupe et l’écran de karaoké où défilent les paroles, renforçant le contraste entre la modestie du lieu et l’intensité avec laquelle le groupe investit la scène.
Charles Dollé – Promesse
Troisième extrait de Panthère à la Fenêtre, attendu le 25 septembre, « Promesse » est une lumineuse déclaration d’amour coécrite avec Arthur Navellou (Catastrophe). Porté par un refrain immédiat, des chœurs enveloppants et une belle montée orchestrale, le titre célèbre l’attachement, la confiance et l’avenir partagé.
À l’image de la chanson, le clip mise sur la simplicité et l’émotion. Charles Dollé et sa compagne, enceinte de huit mois, se font face tandis que la caméra tourne sans cesse autour d’eux, comme sur un manège suspendu dans le temps. Baignés par la lumière du soleil qui envahit parfois l’écran, les deux amoureux ne se quittent jamais du regard, offrant une mise en scène épurée qui souligne la tendresse et la sincérité du morceau.
Mary Bach – Réseaux
« Réseaux » est l’une des chansons les plus personnelles de l’EP Étrange absence de Mary Bach. À travers un texte mélancolique et contemporain, l’artiste aborde l’emprise des réseaux sociaux et la manière dont les écrans, censés nous rapprocher, peuvent aussi nous enfermer dans une solitude paradoxale. Entre besoin de reconnaissance, exposition permanente et perte de contact avec le réel, le morceau décrit une aliénation numérique douce-amère portée par une interprétation sensible.
Réalisé dans une esthétique froide et minimaliste, le clip met en scène l’artiste face à un smartphone qui la filme en permanence. D’abord visible à travers une télévision cathodique, elle se prépare pour l’écran avant d’être progressivement envahie par les codes des réseaux sociaux. Les séquences où elle se retrouve prisonnière de câbles illustrent avec efficacité cette connexion devenue enfermement, tandis que la frontière entre identité réelle et image virtuelle s’efface peu à peu.
Oscar Emch (feat. Anna Madjison) – Illusion
Pour son premier duo, Oscar Emch s’associe à Anna Madjison sur « Illusion », un titre délicat et chaleureux où les deux artistes mêlent leurs voix dans une production riche en détails. Entre guitares, claviers et expérimentations sonores, la chanson conserve une grande fluidité et met en valeur la complicité qui unit les deux interprètes.
Le clip adopte une esthétique intimiste en nous plongeant dans le studio d’Oscar Emch. Face à son ordinateur, il échange à distance avec Anna Madjison, visible à travers l’écran tandis qu’elle évolue dans son propre intérieur. Les images alternent entre moments de création, sessions de guitare, passages au piano et instants de détente, renforçant cette impression de proximité malgré la distance qui sépare les deux artistes.
Adrien Gallo – aujourd’hui quel monstre te hante ?
Après « Horrorshow », Adrien Gallo poursuit son retour à une écriture plus directe et organique. Avec « Aujourd’hui quel monstre te hante ? », l’ancien leader des BB Brunes explore les fantômes intimes qui accompagnent l’âge adulte : les peurs, les regrets et les questions existentielles qui ressurgissent lorsque le calme revient. Entre nostalgie de l’enfance et regard lucide sur le temps qui passe, le morceau annonce le second volet de son diptyque Derniers souvenirs du futur.
Le visualiser adopte une esthétique douce et vaporeuse, presque onirique. On y suit Adrien Gallo dans l’intimité de son appartement, où il alterne entre moments de solitude et instants de création. Il joue de la guitare sur son canapé, chante face caméra, danse dans les différentes pièces, téléphone à un interlocuteur invisible et brûle quelques feuilles de papier comme pour se débarrasser de souvenirs encombrants. Tout ce mélange donne au film l’allure d’un rêve éveillé, en parfaite résonance avec les questionnements mélancoliques du morceau.
Picot – Plan séquence
Picot livre une chanson douce-amère sur le temps qui passe, les occasions manquées et les souvenirs qui continuent de tourner en boucle dans nos têtes. Porté par une écriture sensible et une mélodie lumineuse, « Plan séquence », extrait de son album Presque Pop, compare l’existence à un long plan-séquence dont il est impossible de couper ou d’effacer certaines scènes.
Le clip suit l’artiste dans une déambulation urbaine pleine de maladresses et de contretemps. Vêtu d’une casquette rouge, Picot traverse les rues tandis que les musiciens apparaissent au fil de son parcours, comme intégrés au décor. Entre course-poursuite, petits accidents du quotidien et situations décalées, la vidéo joue avec les codes du cinéma et transforme le chanteur en héros attachant, toujours en retard d’un pas sur le cours des événements.
