Après l’introspection de « And Then I Woke Up », Dressed Like Boys retrouve une certaine insouciance. Sorti ce 28 octobre, « LY » révèle une autre facette de Jelle Denturck, entre pop sixties, humour et tendresse.

En septembre, « And Then I Woke Up » évoquait le réveil, le lâcher-prise et ce qu’il faut parfois accepter de laisser derrière soi. Quelques semaines plus tard, Jelle Denturck nous surprend dans un registre bien différent. C’est d’ailleurs ce qui plaît tant à l’auteur de ces lignes chez Dressed Like Boys : cette capacité à passer d’une chanson bouleversante à quelque chose de plus léger, sans perdre ce qui fait son charme. Sur « LY », les mélodies rappellent la pop des années 60, les refrains donnent envie de fredonner et les paroles prennent parfois des chemins inattendus.

Difficile de savoir exactement ce que Jelle Denturck raconte dans « LY », et ce n’est pas forcément un problème. On croit entendre une déclaration d’amour, puis les mots deviennent plus étranges, se répètent ou semblent partir dans une autre direction. Derrière cet humour un peu absurde, on retrouve pourtant une vraie tendresse. Le chanteur laisse chacun imaginer sa propre histoire, sans chercher à tout expliquer. Après les émotions du précédent single, on prend simplement plaisir à le retrouver dans cette humeur plus espiègle.

Lire aussi : Dressed Like Boys à l’heure de l’éveil

Paris sert de décor au clip réalisé par William Van Bavel. Jelle Denturck s’y promène seul, s’arrête à une terrasse, prend le métro, longe les quais ou se maquille devant un miroir. On le retrouve également au piano, au fil de ses déambulations. Pour une chanson qui semble parler d’amour, le choix de le montrer sans personne à ses côtés est assez amusant. Mais cette solitude n’a rien de triste, il paraît simplement heureux de se laisser porter par ses envies, sans se soucier du regard des autres. « LY » figurera sur And Then I Woke Up, attendu le 5 février 2027, avant une tournée européenne qui passera par La Maroquinerie le 11 mars.