Chaque fin de semaine, la rédaction vous propose une sélection des nouveaux clips qui font l’actualité. Découvertes, coups de cœur et retours d’artistes confirmés composent ce nouveau rendez-vous musical en images.
Anaïs Rosso – Ovni
Une semaine après la sortie de Scandale au Paradis, Anaïs Rosso dévoile le clip d’« OVNI », extrait de son projet de six titres. La chanteuse y raconte ce sentiment d’être différente, de ne pas toujours comprendre le monde qui l’entoure et de se sentir parfois étrangère aux autres. Derrière cette solitude, on devine aussi une envie de liberté, celle de pouvoir être soi-même sans devoir constamment répondre aux attentes des autres.
Dans le clip, Anaïs Rosso passe de l’intimité d’une chambre aux grands espaces bétonnés de la ville. On la retrouve près d’une fenêtre, sur un skateboard ou seule au milieu des immeubles. Son regard, parfois mélancolique, contraste avec ces moments où elle semble vouloir s’échapper et retrouver un peu de légèreté. Ces images racontent à leur manière ce besoin de respirer lorsqu’on a l’impression de ne pas appartenir au même monde que les autres.
Lescop – Flashback
Deux ans après Rêve Parti, Lescop revient ce 30 octobre avec Polaroïds, un album où les souvenirs occupent une place importante. Dans « Flashback », le chanteur se laisse rattraper par une ancienne histoire charnelle, par ces instants qu’on pensait avoir oubliés et qui ressurgissent sans prévenir. La mélancolie est toujours là, mais cette fois, elle se danse. Les sonorités disco donnent presque envie de retrouver cet amour perdu sur une piste de danse, le temps d’une chanson. Lescop parle du désir et du manque sans abandonner cette part d’ombre qui fait le charme de son univers.
Costume noir et lunettes de soleil, Lescop semble chercher quelque chose dans le clip réalisé par Lucas Troadec. Il traverse un hôtel, déambule dans une fête foraine, puis se retrouve seul sur une plateforme au milieu de l’eau. Les couleurs et le grain parfois vintage donnent aux images des airs de vieux souvenirs, comme ceux qu’on retrouve en regardant des photographies oubliées. On aurait envie de danser sur « Flashback », tandis que Lescop semble encore attendre quelqu’un qui ne reviendra pas.
Charlie Motto – Ladies exquises
Charlie Motto a décidé de faire danser les filles, mais surtout de leur rappeler qu’elles n’ont besoin de personne pour exister. Dans « Ladies exquises », la chanteuse célèbre les femmes dans toute leur diversité, loin des injonctions et des regards qui cherchent encore à les enfermer dans des cases. Derrière cette pop pétillante et son refrain entraînant, elle parle de sororité, de liberté et du plaisir d’être soi, sans avoir à se justifier. Un message féministe joyeux, qui donne envie de chanter entre copines et de prendre toute la place qu’on mérite. Le titre annonce Absolem, son premier album attendu le 26 février prochain.
Pour illustrer cette envie de liberté, Charlie Motto retrouve trois complices dans un clip réalisé par Antoine Wibaux. Sur une passerelle bordée d’eau, les quatre jeunes femmes, vêtues de tenues pastel dignes des Winx, dansent et s’amusent au milieu de dessins tracés à la craie. L’ambiance est légère, presque féérique, et leur complicité fait plaisir à voir. Elles rient, dansent et profitent simplement d’être ensemble, loin des jugements et des rivalités qu’on voudrait parfois leur imposer..
Lennon – Vie d’adulte
Grandir, c’est aussi découvrir que la vie ne ressemble pas toujours à celle qu’on imaginait enfant. Après « Pour toi », Lennon se confie davantage dans « Vie d’adulte », une chanson sur les responsabilités, les désillusions et les épreuves auxquelles on n’était pas préparé. Entre beat urbain et mélodie pop, le jeune artiste raconte le temps qui file, les soucis qui s’accumulent et cette envie de retrouver, ne serait-ce qu’un instant, l’insouciance de ses jeunes années. Un morceau personnel qui donnera également son nom à son premier EP, attendu en décembre.
Un canapé, les gradins déserts d’un stade, un kebab mangé sur des marches… Le clip rassemble des moments ordinaires de la vie de Lennon. Mais les images les plus touchantes sont celles qu’il partage avec sa grand-mère, entre la dégustation d’une tarte et une partie de cartes. Des instants tout simples, auxquels on ne pense pas forcément sur le moment, mais dont on mesure parfois l’importance des années plus tard. À travers ces scènes, le rappeur rappelle combien on aimerait pouvoir retenir certaines personnes et certains moments un peu plus longtemps.
Vio – Haime
Entre « aime » et « haine », une seule lettre suffit parfois à résumer toute la complexité d’une relation amoureuse. Dans « Haime », Vio raconte ces sentiments contradictoires qui nous poussent à aimer quelqu’un autant qu’à lui en vouloir. Écrit d’une traite, puis longuement retravaillé, ce nouveau single laisse entendre les blessures, les incompréhensions et les émotions qui se bousculent lorsqu’une histoire devient douloureuse. On sent chez la chanteuse le besoin de dire les choses telles qu’elle les ressent, sans chercher à démêler ce qui relève encore de l’amour ou de la colère.
Réalisé par Capucine Plano, le clip s’ouvre sur un quai de métro à Jaurès, où Vio effeuille une rose rouge, comme pour interroger ses propres sentiments. On découvre ensuite des fragments de sa vie de couple, entre tendresse, disputes et moments d’insouciance. Le visage de l’autre reste longtemps dissimulé, tandis que Vio semble peu à peu se retrouver seule face à ses émotions. Les images nocturnes des amoureux courant dans l’herbe apportent une douceur presque nostalgique à cette histoire. Car aimer quelqu’un ne suffit pas toujours à empêcher une histoire de faire mal.
Vivienne – Unwanted
Après un premier EP, Ashes, paru en 2025, Vivienne revient le 28 octobre avec « Unwanted », premier extrait d’un nouveau projet attendu en 2027. L’artiste lilloise y raconte cette impression douloureuse de ne jamais être à sa place, dans sa vie personnelle comme dans le monde de la musique. Né d’une rupture et d’une période de désillusions, le morceau porte toute la colère et la tristesse qu’elle a accumulées. Entre douceur folk et guitares grunge héritées des années 90, Vivienne laisse parler ses blessures, sans chercher à les cacher. On ressent surtout combien ce sentiment de rejet a pu peser sur elle.
Dans le clip, Vivienne se retrouve seule sur une passerelle métallique, dans un décor de grillages et d’escaliers sombres. Sa guitare à la main, elle chante cette solitude qui semble ne jamais la quitter. Par moments, son visage se dédouble à l’image, comme si elle ne savait plus très bien quelle place occuper, ni même comment se regarder. La lumière de fin de journée et les lieux presque déserts rendent l’ensemble particulièrement mélancolique. On aimerait simplement que cette jeune artiste finisse par trouver sa place, tant elle semble avoir des choses à raconter.
Abso – Métro
Dans « Métro », Abso raconte ces journées où l’on court partout sans vraiment savoir pourquoi. Entre les transports, le travail et les habitudes qui finissent par nous épuiser, l’artiste met des mots sur un quotidien dans lequel beaucoup se reconnaîtront. Sa pop française teintée d’électro laisse aussi entendre cette envie de ralentir, de sortir d’une routine qui finit parfois par nous étouffer. Ce nouveau single annonce Le monde penche un peu, son premier EP de six titres attendu le 25 novembre, où elle abordera nos inquiétudes et nos contradictions.
Les couloirs du métro parisien, les escalators, les voyageurs pressés… Abso connaît bien cette course quotidienne. Mais lorsqu’on la retrouve seule dans un parc, quelque chose cloche : elle reproduit les mêmes gestes que dans les transports, alors que plus rien ne l’oblige à se dépêcher. Ce décalage, parfois drôle, montre à quel point nos habitudes finissent par prendre le dessus, même dans les moments où l’on pourrait enfin souffler. On se reconnaît assez facilement dans cette drôle de mécanique.
Miss d’ailes – Girl on the moon
Et si, pour échapper au bruit du monde, on allait faire un tour sur la Lune ? C’est le voyage que nous propose Miss D’ailes, alias Delphine Léger, dans « Girl on the Moon ». La chanteuse imagine une femme libre et sensible qui rêve de quitter la Terre pour trouver un peu de paix. Derrière cette envie de partir loin se cache un sentiment que beaucoup connaissent : celui de se sentir parfois dépassé par ce qui nous entoure et de rêver d’un endroit où personne ne viendrait troubler notre tranquillité.
Delphine Léger a réalisé elle-même le clip de sa chanson, en réunissant des images de la Terre vue du ciel, de l’espace et de paysages naturels. On passe des nuages filmés depuis un avion à la Lune, où apparaît le visage de l’artiste, avant de retrouver des champs fleuris et l’immensité de la mer. Les séquences en noir et blanc alternent avec des images colorées, donnant à ce voyage une atmosphère rêveuse. Et finalement, en regardant toutes ces merveilles, on se dit que la Terre mérite peut-être qu’on prenne aussi le temps de l’admirer.
Bleu Satellite – Fleur de peau
Après « L’Ancolie », Bleu Satellite revient sur sa sensibilité dans « Fleur de peau ». La chanteuse parle de ces émotions qu’on essaie parfois de retenir, par peur d’en montrer trop ou de paraître fragile. Mais pourquoi faudrait-il toujours cacher ce que l’on ressent ? Sur ce nouveau titre électro, elle préfère accepter ses blessures et ses contradictions plutôt que de faire semblant d’aller bien. Une chanson douce et personnelle, qui nous rappelle qu’être sensible n’est pas une faiblesse.
Direction la Méditerranée pour une parenthèse ensoleillée. Dans sa robe jaune, Bleu Satellite chante, guitare à la main, au milieu des rochers et de la végétation sauvage. On la retrouve ensuite dans les ruines d’un bâtiment, puis dansant et souriant face à la caméra. La mer turquoise et les falaises offrent un joli décor à cette chanson très personnelle. Loin de chercher à masquer ses émotions, l’artiste semble simplement heureuse de pouvoir les exprimer librement.
Mégafeu – D’amourir
Après un premier EP remarqué, Mégafeu dévoile « D’amourir », son quatrième single. Derrière ce titre qui mélange amour et mort, le trio d’Angoulême, composé d’Eliot, Pierre et Charles, s’intéresse aux contradictions de nos relations amoureuses. On peut aimer quelqu’un jusqu’à s’y perdre, vouloir rester tout en rêvant de partir. Les jeux de mots se multiplient, Lucifer, Machiavel et Cerbère s’invitent dans les paroles, et l’absurde prend parfois le dessus. Une drôle de façon de parler de désir, d’emprise et de liberté, sans oublier de se moquer de notre époque et de ses faux-semblants.
Changement d’ambiance pour le clip réalisé par Eliot Mathieux : nous voilà transportés dans une émission d’aérobic des années 80. Tenues moulantes, chorégraphies collectives, sourires et lumières multicolores, tout rappelle ces programmes de gymnastique diffusés à la télévision. Mégafeu laisse les danseurs occuper l’écran et pousse volontairement le kitsch jusqu’au bout. Difficile de ne pas sourire devant cette séance de sport joyeusement démodée, surtout lorsqu’on écoute les paroles bien moins légères qui l’accompagnent.
