Trois jours « magnifiques » au festival La Magnifique Society à Reims

Nous vous amenons avec nous dans ce cadre idyllique pour vivre, grâce à une programmation qui n’a rien à envier aux ténors du domaine, un week-end magnifique

Jour 1: Orelsan, charlotte Gainsbourg, cigarettes After sex

16h30 : le parc de champagne s’offre à nous.

Nous arrivons au parc de champagne grâce au service des navettes mis en place par le festival, qui relie la gare au lieu des festivités.
Première halte à l’espace médias pour récupérer les Accréditations, premier contact avec l’équipe de bénévoles affectés à ce service, Manon est chargée de l’accueil média.

On nous avait prévenu de ramer des bottes et des gilets au cas où, mais la météo est propice au festival, on frôle des températures estivales avec le soleil au firmament.

Le festival dispose de trois scènes et d’un espace entièrement dédié à la culture pop japonaise, la Tokyo Space ODD où est également visible une exposition de photographies de l’artiste japonais Sap Chano qui considère les Sapeurs Congolais comme les plus élégants au Monde. Le festival s’est également servi de ses œuvres comme base pour la création des supports visuels.

18h : Naya la découverte

Première halte sur la scène Central Park à la découverte de la jeune Naya.

C’est une belle surprise et une découverte, c’est sa jolie voix qui nous a attiré au loin, car elle envoyait du lourd. Du haut de ses 18 ans et devant un public clairsemé, la jeune ado ne se laisse pas intimider, dans un blanc immaculé, elle électrise le public. Nous n’avons eu la chance de suivre que deux morceaux, mais nous sommes sous le charme, le public aussi.

Elle s’éclipse tel un ange en un « merci » affectueux au public qui accompagne sa sortie d’applaudissements.

19h : en apesanteur avec « cigarettes after sex »

Un peu de calme dans ce monde de festivaliers.

Ils sont deux sur scène, ils murmurent sous ce doux soleil de juin devant un public déjà très nombreux sirotant des bières assis dans l’herbe ou posé sur des transats. Pour Aurèlie, jeune Rémoise c’est la deuxième fois après la première édition de l’année dernière, « avant on était obligé d’aller sur paris ou ailleurs pour des festivals, mais aujourd’hui ce n’est plus la peine, car la programmation qu’offre la Magnifique n’a rien à envier aux autres »

21h : place à la douceur avec charlotte gainsbourg

Derrière son piano et sa scénographie, un brin timide et émouvante, charlotte Gainsbourg nous offre un moment de répit, qui n’en ai pas vraiment un, puisqu’elle se lève dès le deuxième morceau et fait face au public qui le lui rend bien en scandant son prénom. Une voie de braise qui dans ce parc où le jour se couche, sonne comme un hymne à la fraîcheur après un début d’après-midi ensoleillé.

23h : « Reims est-ce que vous avez les bases 

« Aurélien une chanson, Aurélien une chanson … » il faut dire que ça devient une habitude pour le public de scander ce slogan avant chaque apparition de l’artiste sur scène et ils sont nombreux à être présents, la fosse de la grande scène est noire de monde et acquise à sa cause puisque le festival affiche complet pour cette première soirée. Orelsan arrive sur scène et offre au public un concert populaire et dansant, un brin titillant quand il lance au public Rémois « Reims est-ce que vous avez les bases ? » la réponse ne se fait pas attendre. Accompagné de Skread et Phazz, le rappeur passe en revu son dernier album la fête est finie, mais également quelques titres du chant des sirènes. En total contradiction des clichés qu’on attribue aux concerts des rappeurs qui débitent parfois par-dessus des bandes préenregistrées, le Caennais a donné de sa personne sur scène à travers un show très bien orchestré (solo guitare, arrangements inédits…), allant même jusqu’à prolonger le concert d’une vingtaine de minutes et invitant le public à reprendre certains titres avant de déclarer que la fête était terminée.

Jour 2: merci la météo

Samedi 15 juin, les festivités ont débuté à 15h avec notamment les concerts de d’Underdog Effect, groupe Remois de rock ou encore du rappeur parisien Sopico

18h30 : Lomepal, première tête d’affiche de la journée

La pelouse du parc de Champagne se remplit avec l’arrivée de Lomepal, il faut dire que c’est l’autre tête d’affiche de cette journée. L’auteur de Flip, sorti l’été dernier est en terre conquise, l’Eminen du 13e comme l’a renommé le journal Le Monde, passe en revue son dernier album quand on s’aperçoit qu’une majorité est joué en playback, dommage.

20h30 : The Hives, les Suédois en Smoking

Devant une foule nombreuse et réceptive amassée devant la grande scène, le groupe Suédois nous a servi ses plus beaux titres, de Walk Idiot Walk à Tick Tick Boom en passant par Won’t Be Long, allant même jusqu’à sauter dans le public pour Pelle Alqvist. Un public réceptif qui n’a pas hésité à tourner en cercle devant la scène pendant Return The flavour. Un spectacle explosif riche en énergie.

21h30 : Petit Sunset Lover

Le soleil se couche lorsque nous rejoignons la scène Central parc pour le show de petit biscuit. Certes il est petit et jeune, mais il jouit déjà d’une vitrine internationale puisqu’il a participé au dernier festival Coechella aux usa. La dernière fois que nous l’avons vu sur scène c’était au festival Art Rock et nous le retrouvons ce soir avec la même énergie pour faire danser le public sur de l’électro avec son célèbre Sunset lover

22h40 : Jain « princesse de l’afropop »

C’est la tête d’affiche de la soirée, princesse de l’afropop, Jain arrive sur scène une main sur le micro et une autre sur son set pour faire danser le public, impossible d’y résister tant elle nous entraine. Vêtue de son bleu habituel agrémenté cette fois de petites perles qui s’illuminent au niveau des manches, elle nous explique que ça lui sert à contrôler les quatre enceintes qui l’entourent pour lever toute ambiguïté chez ceux qui se demandaient si elle avait préenregistré ses morceaux.

Au rythme de Dynabeat ou de Come, la jeune Toulousaine fait danser le public, avec un final tout aussi explosif quand elle demande au public de s’asseoir pour se relever quelques secondes plus tard en sautant sur les premières notes de Makeba, transformant ainsi la fosse de la grande scène en piste de danse.

00h00 : l’Ovni dj Vladimir Cauchemar

Pour ceux qui veulent profiter de ce samedi soir festif et prolonger l’ambiance ça se passe sur la scène Central Parc où le célèbre Vladimir Cauchemar a pris possession de la scène derrière son masque de tête de mort afin de cacher son visage, lui qui entretien tout un mystère sur son identité. On a droit au remixe de Run The World (girl) de Béyoncé ou encore à des compos personnelles.

C’est sur ce dernier show que les rideaux se baissent pour rouvrir le lendemain, jour de clôture

Jour 3 : clap de fin

Ce sont les révélations de cette année qui sont à l’honneur en cette ultime journée du festival

15h : Carla Bruni ou Clara Luciani

Un même timbre vocal, une même douceur, on arrive presque à les confondre, mais c’est bel et bien la douce Clara Luciani qui nous accueille en ce dernier jour du festival. Tapis dans l’herbe, le public profite de ce début d’après-midi en se laissant bercer par cette voix envoûtante et sensuelle.

16h : Ian Caufield, un ovni sur scène

Nous nous rendons à la scène du club pour assister au show de Ian Caufield, il arrive sur scène avec les vêtements en bataille, la nuit n’a pas été de tout repos.

I know why to do…

Avec sa guitare et son ordi, il alterne entre le français et l’anglais avec une prédominance pour cette dernière.Il nous prévient qu’il a la voix cassée, mais cela ne l’empêche pas de donner tout ce qu’il peut pour son public.

17h30 : c’était la « fête de trop » avec Eddy

Le public a déjà pris d’assaut la fosse devant la scène Central Park quand Eddy de Pretto fait son entrée sur « intro » accompagné de son éternel smartphone qui lui sert à balancer ses sons et de son basiste.

Le jeune rappeur enchaine les titres de son dernier album en occupant toute la scène, au moment d’interpréter Beaulieue, il le dédie à tous ceux qui viennent des villes périphériques de Reims et ils sont nombreux, car comme l’explique-t-il peu avant de chanter, lui aussi vient de la banlieue parisienne.

La température monte avec normal et le final fête detrop est l’apothéose qui fait chanter et danser le public décidé à clôturer cette dernière journée dans la bonne humeur.

Comme à son habitude, avant de s’éclipser il lance « je m’appelle Eddy de Pretto et je suis présent sur tous les réseaux ».

19h30 : Gainsbourg le symphonique

Après la fille vendredi dernier, c’est au tour de la mère Jane Birkin, icone de la pop de nous transporter en reprenant le répertoire de Serge Gainsbourg, accompagnée de l’orchestre symphonique Confluences. Debout ou assis sur l’herbe on écoute les dessous chics, profitant de cette douceur pour avaler un bout, le public ne rate rien de ce moment qui est à la fois reposant et plein de tendresse. De Pull Marine à La Gadoue, en passant par Les dessous chics, nous sommes conquis, une bonne douceur pour reprendre la route.

21h : Dsl Etienne

Il est l’heure de lever l’ancre, nous ne pourrons pas assister au show d’Etienne Daho qui clos cette deuxième édition à cause de la grève, il faut se dépêcher pour rattraper le train qui part à 22h.

Pour une deuxième édition, ce fut un succès, tant au niveau de la programmation avec des têtes d’affiches qui n’ont rien à envier aux autres festivals et une fréquentation qui affichait environ 21.000 festivaliers pour les trois jours selon les organisateurs.

Un bon chiffre qui permettra au festival de connaitre une troisième édition puisque cela a été confirmé en conférence de presse. Les premiers noms pour la prochaine édition seront connus d’ici la fin de l’année, espérons qu’ils réussiront à remplir les pelouses de la grande scène comme Orelsan et Jain les deux premiers jours.

A part l’affluence au niveau des caisses et quelques incivilités avec notamment le monsieur qui a uriné sans gêne sur la foule vendredi soir, tout s’est relativement bien passé et c’était magnifique.

Phenixwebtv

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