( le Rock Hybride de La Vague )


Après le show, nous sommes allés à la rencontre de Thérèse, chanteuse du groupe et John guitariste , deux membres du groupe qu’à priori rien ne prédestinait à se croiser. ils nous parlent de leur rencontre et de leur premier EP Serotonin, pour lequel ils ont du faire appel à la générosité du public.

Parlez-nous un peu de la genèse du groupe
Thérèse : John et moi on s’est rencontré dans un bar qui s’appelle l’Imprévu, c’était totalement imprévu et c’était pour un jam, parce que moi j’allais souvent jamer là-bas. Et à un moment il est arrivé avec son ancien chanteur qui s’appelle Amine, ils ont commencé à jamer et on s’est dit que ça serait cool de faire un bout de musique ensemble. On a fait quelques jams, plein de cover et puis on a fait des concerts entiers de cover. Et puis un moment on s’est dit que ce serait cool d’écrire ensemble pour voir ce que ça donne puisqu’on s’entendait très bien musicalement. On a commencé par écrire une première chanson qu’on trouvait cool, puis une seconde et ensuite on s’est dit « go » c’est un peu comme ça que la Vague est née.

John : on a commencé à faire un morceau, on voulait tester et après il y’a eu comme un pacte, il fallait qu’on y aille et qu’on fasse des choses dans la musique.

Pourquoi la Vague ?
John : pour son pouvoir évocateur, la vague ça fait référence à l’eau, à la mer qui est vraiment un élément et en fait ça peut prendre multiples formes. Ça peut être une mer d’huile, ça peut être une mer déchaînée, c’est la vie c’est la mort, bref c’est une métaphore de la vie

Vous avez eu des hésitations sur le nom du groupe ?


Thérèse : non c’est le premier nom que John a proposé et on était d’accord. Je crois que c’est le seul truc où on est tombé d’accord tout de suite. (Rires)
John : je savais en lui disant qu’elle allait dire « ouais« 

Quels sont vos influences dans la musique ?
Thérèse : bah de tout
John : en fait si je parle pour moi, j’ai plutôt une culture rock à la base, rock au sens très large et ça s’est mixé à des envies de productions vraiment actuelle. De prod de gros sons, j’irai même jusqu’à te dire rnb, pop américaine, gros sons hip-hop aussi. C’est un peu un mix.
Thérèse : j’ai toujours été super éclectique, quand j’étais jeune j’écoutais autant Marilyn Manson que Lauryn Hill, c’est un peu avec ça que j’ai grandi, j’écoutais beaucoup de rap aussi les années NTM. Et en grandissant j’écoutais pas mal de pop, j’aime autant aujourd’hui RadioHead que Rihanna, c’est le grand écart. Et puis j’écoute énormément d’électro, Nicolas Jarr ce genre de son.
Aujourd’hui comme icône que je pourrai citer que j’adore, c’est genre MIA, parce qu’elle mélange plein de trucs qui sont géniaux, ses origines avec la musique actuelle.

Pourquoi avoir opté pour le financement participatif pour votre premier EP ?


John : par nécessité en fait, on avait envie de sortir l’EP et il n’y avait personne qui nous suivait et puis nous on voulait le sortir, on l’a fait nous-même quoi.
Thérèse : c’était un peu un pari aussi de voir si un premier public allait nous suivre dans l’aventure. En vrai si on avait puisé dans nos économies ou demander un peu à gauche à droite on y serait peut-être arrivé, mais à nous de voir si les gens croyaient au projet et sur la plateforme on a atteint les 100% en trois jours.
On était super contents, ça redonne confiance en fait, on se dit qu’on a envie de faire de la musique d’une et qu’en plus les gens ont envie de nous suivre, c’est hyper cool.

Est-ce qu’il y’a des projets derrière ?
Thérèse : oh oui, ça vient, on a composé comme des fous cet été et là on est en train de travailler sur le deuxième EP qui va arriver normalement au début du printemps de l’année prochaine

Qu’est-ce que ça vous fait d’être les lauréats du grand Zebrock 2018 et de jouer à la fête de l’humanité ?

John : c’est magnifique franchement, déjà lauréat du grand Zebrock c’est vraiment quelque chose auquel on tenait, on était super content d’avoir gagné
Thérèse : j’avoue que quand j’ai vu les auditions publiques je me suis dit : si déjà on est dans les 6 premiers, c’est génial quoi, on aura tout gagné. Ce qui s’est passé c’est qu’on a bossé comme des dingues et qu’on a été coaché par des gens superbes

La fête de l’humanité ?
Thérèse : c’est notre plus grand festival et la plus grosse scène qu’on ait fait., il y’a un an on a fait ArtRock, mais c’était sur la scène du village. Là c’est cool on a vu le monde, au départ il y avait pas grand monde et quand ça a commencé, on a vu la foule s’amasser, ça fait plaisir quoi.

John : là c’était en mode festival, quasiment avec le mode coucher de soleil, ça fout des sensations.

Et que représente cette fête de l’humanité pour vous ?

Thérèse : c’est un festival accessible à tous de par son prix, 38€ le pass de trois jours… je fais aussi de la musique pour ça, toucher le plus grand monde. C’est des valeurs qui se perdent actuellement dans notre société et il faut les défendre. Le système culturel français, même s’il est en train de changer, est envié de par le monde. La fête de l’Huma porte ces valeurs et c’est génial. En plus de ça, c’est un festival intergénérationnel, créer du lien entre les jeunes et des mamies c’est hyper cool (rires).

Chrislin NR

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