Hoshi à l'Olympia, un rêve devenu réalité. Photo: @st_xsl1

Hoshi à l’Olympia : un rêve devenu réalité

Le 14 mai dernier, la mythique salle de l’Olympia à paris accueillait sur sa célèbre scène, la jeune artiste Hoshi pour une date unique. Nous étions dans le public.

Hoshi et moi c’est une vielle histoire, oui une très vieille histoire, puisqu’elle remonte au mois de mars dernier, au festival Voix de Fête à Genève. Je faisais alors la connaissance d’un petit bout de femme sur scène, qui grâce à sa sensibilité, m’a séduite. Son « Manège à trois » tourne encore dans mon esprit, son interprétation rythmée de sa voix éraillée m’a presque arraché une larme qui est restée figée au creux de mon œil. Va savoir pourquoi ? faudrait peut-être que j’en parle à mon psy, mais là n’est pas la question.

Bref, avec Hoshi, « Il suffit d’y croire » pour être servi, c’est d’ailleurs le nom de son premier album sorti le 23 mars 2018. La jeune artiste d’à peine 21 ans, chante ses failles et blessures qu’elle magnifie d’une intensité qui les rend beaux. Après un concert complet à La Cigale, un passage remarqué au dernier Printemps de Bourges, je retrouve l’interprète de « Ta Marinière », (son tube à succès) ce soir sur la scène de la mythique salle de l’Olympia, une scène dont elle a tant rêvé et qui lui ouvre les bras aujourd’hui.

La dernière fois que j’ai mis les pieds dans cette salle, c’était pour le concert d’Angèle, la sœur de l’autre. Mais ce soir, c’est à guichet fermé que la jeune Hoshi joue. Une petite révolution pour cette artiste très proche de son public et qui prend le soin de répondre personnellement à ce petit monde, lorsqu’on l’interpelle sur les réseaux sociaux.

Un Public venu en nombre ce soir et surtout en famille, plusieurs parents rencontrés dans la file d’attente ou au bar étaient accompagnés de leurs gamins, ou c’était plutôt les gamins qui étaient accompagnés de leurs parents. Bref les rôles s’inversent, mais à y regarder de plus près, plusieurs sont habitués à subir la musique et les goûts de leurs enfants.

Little Bowie

« Je rêve ou quoi ? « , voilà l’interrogation qui m’a parcouru l’échine quand le jeune Izae a fait son apparition sur scène, j’ai cru un instant que j’allais assister au concert d’un DavidBowie, mais je me reprends vite, ce n’est pas possible, il n’est plus de ce monde.

Le jeune artiste va nous servir une pop aux sonorités entraînantes, un univers disco qui n’est pas sans rappelé celui de Corine. Accompagné d’Emmanuel Delpix à la guitare, les deux acolytes nous entraînent avec eux, tel des souris, dans les profondeurs du métro où une pause clope est prévue à la station « Quai de la gare ».

Le voyage reprendra de plus belle, pour s’achever par une soirée endiablée près de l’ »Hôtel de ville« . Il y a quelque chose de Bowie en lui quand il danse, avec ses airs de dandy, sa ceinture qui cintre ses reins, sans oublier les multiples bagues qui ornent ses doigts. Une bonne mise en bouche permettant à l’assistance de s’échauffer avant l’arrivée de la star du jour. Merci Izae

Welcome To Hoshi Land

Après l’entracte de vingt minutes, voici venu le temps du « Manège à » plusieurs inconnus. Le balcon est noir de monde, la fosse impossible à traverser d’un bout à l’autre. Ouverture des rideaux avec les musiciens qui s’installent derrière leurs instrus et déclenchent les premiers hurlements de la soirée. Le décor est sans rappeler l’univers des Mangas cher à l’artiste.

Petit jeu d’intrus avant son entrée en scène sur Il suffit d’y croire le titre éponyme de son album que le public récite sur le bout des lèvres, avant de se transformer en Poupée Russe. « Bonsoir l’Olympia », les fans lui répondront en brandissant des papiers formats A4 où on pouvait lire « Merci »

Je ne sais pas exactement combien de personnes la salle peut accueillir, mais une chose est certaine, le concert affiche complet. Ça ne sera donc pas un « Manège à trois », mais à plusieurs inconnus qui envahi la salle. L’émotion est palpable, avec sa voix éraillée, Hoshi magnifie cette belle balade teintée de coups de blues.

Ils sont nombreux ce soir à vouloir lui « Parler pour rien », lui dire que « la vie brille dans ses yeux ». Si elle savait… Ce soir beaucoup voudraient veux être sa « Marinière » pour la protéger de tous les dangers, car ce soir il ne faut pas se « découvrir d’un fil ». Ce soir, moi aussi je voulais parler à Hoshi, juste comme ça, lui parler pour rien, afin de lui dire de ne pas s’inquiéter. Elle a ce petit truc qui la rend mignonne et suscite en moi une envie de la protéger.

« Vous êtes beaux, vous êtes vraiment beaux, je dirai même que je vous trouve un charme fou », lance l’artiste au public avant de lui déclarer sa flamme. Mais c’est toute la salle debout qui lui trouve « Un charme fou », a ce petit bout de « Je ne sais quoi qui va nous rendre fou ».

Douceur printanière

« Est-ce qu’il y’a des mamans dans la salle ? Moi ma mère est là, j’ai écrit une chanson qui s’appelle Ma merveille ». Pourtant La Merveille c’est elle sur scène, au volant de son Hoshi Tour, qui n’hésite pas à faire des dérapages à la gomme sur le trottoir de l’Olympia jusqu’à ce que le « Parking sonne ». Avant d’aller chercher en loge, l’une des premières personnes à avoir cru en elle au début de sa jeune carrière, pour interpréter avec elle « A qui la faute ? ».

Je ne sais pas « Comment je vais faire » pour me sortir les paroles de cette chanson de la tête, « tu ne sais pas vraiment ce qui t’attend » semble me lancer Hoshi, « m’en sortir j’en fais le serment » m’entend elle lui répondre.

Il est l’heure pour la jeune des années Mitterrand de payer sa tournée à toute la salle, la fin de soirée s’annonce endiablée sous le thème « Femme à la mer », un moment de communion générale. Du balcon où je suis installé, c’est la folie, des jeunes et des moins jeunes se laissent aller dans une ambiance euphorique. « Merci l’Olympia » nous adresse Hoshi avant de disparaitre en Backstage. Mais le public ne l’entend pas de cette oreille et réclame encore plus à base de « Hoshi, Hoshi, Hoshi« , elle ne se fera pas prier très longtemps et reviendra sous un tonnerre d’applaudissements.

Le rappel

C’est avec « Ta Marinière » en rappel que nous allons conclure cette très belle soirée, un rêve devenu réalité pour la jeune artiste, elle qu’il y a trois ans distribuait des flyers à la sortie des concerts de cette mythique salle, pour convier le public aux concerts qu’elle donnait dans la rue ou les bars. cette fois, c’est son nom qui brille sur la façade de l’Olympia. elle profitera de cette fin de soirée pour inviter le public à souhaiter un joyeux anniversaire à son ingénieur de son Titi, qui fêtait ce soir là, ses 40 ans.

Elle avait fait un voeu et ce soir le public l’a rendu possible, elle la petite fille qui se revoit dans cette salle écouter Brel. Moi qui la croyait très jeune pour l’avoir connu de son vivant, mais elle précisera les choses plus tard sur Instagram « j’ai écouté Brel en Vinyles« , Ouf. Une belle soirée pleine de charme animée par une « Merveille » pour qui « Il suffit d’y croire » quand on veut réaliser ses rêves.

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