Chaque fin de semaine, la rédaction de Phenixwebtv.com vous propose une sélection des nouveaux clips qui font l’actualité. Entre découvertes, coups de cœur et retours d’artistes confirmés, on vous embarque dans le meilleur de la création musicale en images.

Feu! Chatterton – Ce qu’on devient

Dévoilé le jour même de leur passage remarqué à We Love Green, « Ce qu’on devient » signe le retour de Feu! Chatterton avec une chanson habitée par les questions du temps, de la transformation et du passage à l’âge adulte. Entre romantisme moderne et poésie du quotidien, le groupe explore ce qui demeure de nous malgré les changements, dans une ballade élégante et mélancolique.

Réalisé par Sacha Teboul, le clip suit en parallèle le chanteur du groupe et une femme que tout semble séparer. Tandis qu’elle déballe ses cartons dans un nouvel appartement, lui sillonne la ville à moto avant de ramasser une fleur rouge abandonnée sur le bitume. Leurs trajectoires finissent par se rejoindre au bord de l’eau, avant qu’ils ne se retrouvent enfin. Le récit se referme sur l’apparition de deux enfants, qui déposent cette même fleur rouge dans les gravats où elle avait été découverte plus tôt, faisant discrètement le lien entre passé et présent. Entre errance nocturne, souvenirs et rencontres, la vidéo accompagne avec délicatesse les thèmes du morceau.

SlońMourir au soleil

Après « Je ne veux plus me fuir » sorti en janvier dernier, Sloń dévoile « Mourir au soleil », une ballade folk douce et lumineuse qui aborde avec délicatesse un sujet aussi universel que tabou : la mort. Portée par une instrumentation épurée et sensible, la chanson s’interroge moins sur la fin de la vie que sur la manière de l’accueillir sereinement, imaginant le départ comme le début d’un nouveau voyage plutôt que comme une disparition.

Réalisé par Samuel Pin, le visualizer adopte une mise en scène minimaliste et contemplative. Seule dans une pièce aux lumières feutrées, l’artiste évolue autour d’un fauteuil qui devient le point central de la mise en scène. Tantôt assise, allongée ou semblant flotter dans les airs, elle oscille entre différentes postures comme suspendue entre deux mondes. Une sobriété visuelle qui donne du tonus caractère contemplatif du morceau et laisse toute la place à l’émotion et à l’introspection.

Yael Naim – When We go to bed 

Extrait de l’album Solaire, « When We Go To Bed » est l’un de ses titres les plus mélodiques et introspectifs. Portée par une douce mélancolie, Yael Naïm y évoque ce moment suspendu précédant le sommeil, lorsque les souvenirs, les rêves et l’absence se mêlent. Inspirée par un rêve autour de son père disparu, la chanson brouille les frontières entre réel et imaginaire, dans une réflexion délicate sur le temps qui passe et ce qui subsiste après nous.

Réalisé par Yael Naïm elle-même, le clip s’inscrit dans la continuité visuelle de l’univers de Solaire. Tourné à la rivière Alma en Martinique, il montre l’artiste évoluant seule au milieu des rochers et de l’eau, tenant de grandes fleurs blanches. Tantôt assise, allongée ou recouverte d’un voile, elle apparaît comme une silhouette flottante entre rêve et réalité. La nature, la nuit et les mouvements lents composent un tableau poétique et contemplatif, fidèle à l’esthétique sensible de l’album.

Vanille – Comme mes potos 

Après plusieurs titres aux couleurs ensoleillées, Vanille revient avec « Comme mes potos », un morceau pop aux influences afro-urbaines et reggaeton qui joue avec les stéréotypes de genre. Portée par une mélodie entraînante et des chœurs chaleureux, la chanson délivre un message d’égalité et de liberté avec humour et légèreté, invitant chacun à sortir des rôles qui lui sont assignés.

Réalisé par Lili Magdeleine, le clip adopte l’esthétique spontanée d’un carnet de voyage filmé sur le vif. On y suit Vanille dans les rues et sur les plages, souvent face caméra comme en selfie, alternant balades à moto, séances de lèche-vitrines, glaces, baignades et moments de danse avec ses amis. Entre soleil, insouciance et autodérision, cette escapade tropicale illustre parfaitement l’esprit libre et joueur du morceau.

Lola Sauvageot – Les flammes 

Un an après la sortie de son premier EP L’Animale, Lola Sauvageot revient avec « Les flammes », un titre qui marque un virage vers des sonorités shoegaze et dream-pop. Portée par des guitares tantôt aériennes, tantôt saturées, la chanson évoque avec sensibilité la difficulté de se construire à deux sans se perdre soi-même. Une réflexion intime sur la rupture, la transformation et la nécessité de tout brûler pour renaître.

Réalisé au Havre, le clip accompagne cette montée émotionnelle à travers une déambulation solitaire de l’artiste dans les paysages hivernaux de la ville. On la découvre jouant de la guitare face au port, sur les hauteurs ou au milieu d’espaces plus dépouillés, tandis que la lumière froide et le vent renforcent l’atmosphère mélancolique du morceau. Une mise en images sobre et contemplative, où les décors havrais deviennent le reflet de son cheminement intérieur.

Pléthore – Atlantic 

Focus track du premier album Digital Dream, « Atlantic » explore la dualité intérieure et les injonctions que l’on s’impose pour paraître sûr de soi. Sur une production mêlant structure pop, vocoder inspiré de Kraftwerk et rythmique électronique épurée, Pléthore met en scène un dialogue entre deux facettes d’une même personnalité, entre doute et affirmation de soi.

Réalisé par Jeanne Frenkel, le clip traduit visuellement cette dissonance intérieure à travers un dispositif graphique hypnotique. On y voit Louis Faloci évoluer dans un espace abstrait où de larges aplats de couleurs s’ouvrent devant lui comme des passages. Sa silhouette se dédouble puis se multiplie, avançant sans cesse dans cet univers mouvant fait de superpositions et de jeux de perspective. Entre réel et numérique, cette errance visuelle illustre la confrontation permanente entre plusieurs versions de soi-même.

Eniah – J’voulais tout 

Troisième extrait d’une série de dix titres attendue en 2026, « J’voulais » tout dévoile une facette plus intime d’Eniah. Entre mélancolie et détermination, le morceau évoque l’exil, l’héritage familial et les rêves qui poussent à quitter son pays. Naviguant entre le Maroc et la France, l’artiste raconte avec sincérité le passage de l’enfance à l’âge adulte et les sacrifices qui accompagnent parfois la quête d’un avenir meilleur.

Le clip accompagne ce récit à travers le parcours d’un enfant qui entreprend la traversée de la Méditerranée avec pour seul bagage un bouquet de fleurs. Les images alternent entre ce jeune protagoniste, seul face à son destin, et Eniah entouré de ses proches au bord de la mer. Entre scènes de voyage, visions plus sombres et instants de liberté sur la plage, la vidéo esquisse un récit symbolique qui semble faire écho à l’histoire de l’artiste. Une mise en images sobre et touchante, portée par l’espoir malgré les épreuves.

Louise XIV – Leopard 

Le nouveau single « Leopard » de Louise XIV détourne avec humour les codes de la masculinité traditionnelle à travers le portrait d’un félin qui préfère l’amour à la domination. Porté par une énergie indie rock solaire et des influences allant de Phoenix à Soulwax, le morceau célèbre la liberté d’être soi-même, entre second degré, sens de la fête et refrains pop irrésistibles.

Réalisé dans une esthétique volontairement kitsch et colorée, le clip met en scène les trois membres du groupe devant une succession de décors projetés : jungles luxuriantes, cascades, couchers de soleil ou paysages fantastiques. Chacun apparaît tour à tour face à ces arrière-plans artificiels, chantant ou multipliant les gestes et les poses. Un univers visuel ludique et décalé qui accompagne parfaitement l’esprit libre, exubérant et assumé de la chanson.

Acquin – L’amour fout

Après « Bise », Acquin poursuit la présentation de son prochain album Restes avec « L’amour fout », un morceau qui mêle mélancolie, dérision et goût de l’échappée belle. Portée par une écriture à la fois désabusée et légère, la chanson raconte les amours qui vacillent, les envies de fuite et les lendemains incertains. Derrière son apparente nonchalance, le titre esquisse le portrait de personnages un peu perdus mais toujours en mouvement, refusant de se laisser enfermer dans les déceptions du quotidien.

Réalisé par Nicolas Comment, le clip épouse cet esprit d’errance en suivant Acquin et un complice dans une virée aussi improbable qu’improvisée. Depuis une maison de campagne jusqu’au bord de mer, en passant par les rues d’une petite ville, un centre commercial ou encore un café, les deux hommes avancent sans véritable destination. Entre voiture abandonnée, escapades à pied et situations insolites, leur périple prend peu à peu des allures de cavale burlesque. La vidéo accompagne ainsi avec humour et légèreté les thèmes du morceau, transformant cette fuite en avant en une aventure aussi bancale qu’attachante.

Winecraft – Mother Green and her Killing Machine/Out of the Woods

Les classic-rockers de Winecraft dévoilent une nouvelle vidéo live réunissant deux titres : « Mother Green and Her Killing Machine », extrait inédit de leur prochain album Wild Wine Quest, attendu le 16 novembre, et « Out of the Woods », single déjà paru plus tôt dans l’année. Fidèle à son ADN, le groupe livre un hard rock vintage aux riffs puissants, entre ambiance occulte, énergie rock’n’roll et amour revendiqué du vin. Une immersion brute dans l’univers du quatuor, captée lors du concert In Vino Rock’n’Rollas.

La vidéo met simplement en scène le groupe sur scène, devant un public conquis. Filmés sous des éclairages bleutés, les musiciens enchaînent les morceaux avec intensité, alternant plans larges de la salle et gros plans sur les instruments. Guitares, basse, claviers et batterie occupent le devant de la scène tandis que les spectateurs accompagnent la performance. Une captation live sans artifices qui restitue l’énergie et la générosité du groupe en concert.