Chaque fin de semaine, la rédaction de Phenixwebtv.com vous propose une sélection des nouveaux clips qui font l’actualité. Entre découvertes, coups de cœur et retours d’artistes confirmés, on vous embarque dans le meilleur de la création musicale en images

La P’tite fumée & Guiz – Loin d’ici

Après trois premiers extraits explosifs, La P’tite Fumée dévoile un morceau plus accessible que ses précédentes productions en faisant le choix du chant en français et d’une collaboration avec Guiz. Cette évolution apporte davantage d’émotion et de proximité, tout en conservant l’énergie festive propre au groupe. Le titre repose sur un message d’évasion et de liberté, porté par un refrain fédérateur qui invite naturellement à être repris en concert.

Le clip illustre cette envie d’évasion à travers une succession de paysages naturels, de scènes de performance et de moments de complicité entre les membres du groupe et Guiz. Les alternances entre la plage, les champs, le studio et les images au rendu vintage créent une ambiance chaleureuse et estivale, renforcée par une réalisation dynamique. L’ensemble privilégie la spontanéité et l’énergie collective plutôt qu’une narration, en parfaite cohérence avec le message positif du morceau.

Ravage ClubDingogo

Ravage Club signe un retour particulièrement convaincant avec « Dingogo », premier extrait de son futur album. Le duo lillois durcit nettement le ton en s’orientant vers un rock alternatif nerveux où les guitares retrouvent une place centrale sans faire disparaître l’efficacité mélodique qui a toujours fait sa force. La voix de Claudia, toujours aussi expressive, navigue entre fragilité et explosion, donnant toute son intensité à un titre aussi abrasif qu’irrésistiblement fédérateur.

Réalisé par Léo Poulain, le clip accompagne cette montée en puissance avec une esthétique brute et solaire. Tourné dans les anciens hangars portuaires de Boulogne-sur-Mer, ville où les deux musiciens ont grandi, il transforme ces espaces industriels en véritable terrain de jeu. Sans artifices narratifs, la vidéo privilégie l’énergie de l’interprétation et la complicité du duo, dont la présence scénique occupe pleinement l’écran.

Changeline – The. Elevator

Pensé comme un morceau à chanter à pleins poumons lorsque l’on cherche à retrouver de l’élan et à croire en des jours meilleurs, « The.Elevator », premier single d’un EP de tendu à l’automne, porte un message d’espoir, de résilience et d’émancipation. Une invitation à avancer malgré les doutes, portée par une énergie à la fois intime et fédératrice. À la croisée de l’alternative hip-hop, de l’alt-pop et de la soul, le titre révèle une facette plus affirmée de l’univers de Changeline.

Le clip prend place presque entièrement dans un ascenseur, transformé en véritable scène de performance. Deux agents de sécurité, impassibles, escortent l’artiste et lui tendent des sacs dont elle extrait différentes tenues au fil de sa montée. Entre les ouvertures des portes, Changeline chante, danse et change d’apparence, passant d’une attitude espiègle à une énergie plus explosive. Le contraste entre son exubérance et l’immobilité des deux gardes donne au clip un ton décalé et théâtral, tandis que l’ascenseur devient le symbole d’une ascension, à la fois personnelle et artistique.

La grande Sophie Feat Philippe KaterineUn duo avec moi

La Grande Sophie s’amuse des collaborations musicales devenues incontournables, en nous proposant « Un duo avec moi ». Inspirée d’un rêve dans lequel Philippe Katerine faisait irruption, elle imagine une chanson légère et pleine d’autodérision, que les deux artistes interprètent avec beaucoup de complicité. Ce titre inédit s’inscrit dans un projet plus large qui célèbre les 30 ans de carrière de la chanteuse, entre livre, spectacle et nouvel album, tout en affirmant sa liberté d’artiste indépendante.

Réalisé par Andy Maistre, le clip prend la forme d’une animation aux teintes entièrement roses, où La Grande Sophie et Philippe Katerine évoluent dans un univers aussi poétique que décalé. Les deux artistes s’y croisent, se cherchent, dansent, chantent, s’appellent au téléphone ou pagaient ensemble dans un canoë, avant de s’affronter à l’épée ou de partager un moment au bord d’une piscine. Chaque scène joue avec l’idée du duo sous toutes ses formes, dans un esprit tendre, drôle et plein de fantaisie.

Yaacov SalahAfter You 

A travers on nouveau single « After You », extrait de son EP Piano, le pianiste Yaacov Salah dévoile une facette plus intime de son univers. Entièrement porté par le piano, le morceau joue sur une montée progressive de l’intensité, mêlant virtuosité et émotion contenue. Entre mélancolie et apaisement, cette composition cinématographique laisse toute la place à l’interprétation et confirme le talent du compositeur au-delà de son travail pour d’autres artistes.

À l’image de la musique, le clip mise sur la sobriété. Filmé presque exclusivement autour d’un piano à queue, il privilégie les gros plans sur les mains, le visage et les cordes de l’instrument pour mettre en valeur le geste et l’interprétation. Une réalisation minimaliste qui renforce la dimension contemplative du morceau et rappelle que l’émotion naît ici avant tout de la relation entre l’artiste et son instrument.

Flora HibberdAche 

Après « Mammoth », Flora Hibberd dévoile « Ache », un nouveau single extrait de son deuxième album Mammoth, attendu le 16 octobre. Pour ce titre, la chanteuse franco-britannique s’entoure de Sufjan Stevens, dont la voix vient dialoguer avec la sienne, tandis que Kate Stables (This Is The Kit) et Lonny assurent les chœurs. Une collaboration à quatre voix qui souligne la délicatesse et la dimension chorale de ce morceau. 

Le clip déploie un univers onirique où Flora erre dans une forêt comme dans un conte ancien. Les scènes s’enchaînent en tableaux, mêlant costumes, symboles et gestes chorégraphiés. Entre clairières baignées de lumière, décors de théâtre et visions surréalistes, la chanteuse construit un récit énigmatique qui laisse toute sa place à l’interprétation.

CaesariaSolar 

Caesaria dévoile « Solar », premier extrait de son troisième album attendu en 2027 chez Capitol / Universal France. Entre énergie indie-pop, guitares lumineuses et mélodies accrocheuses, le trio signe un morceau qui capture l’élan des nouveaux départs. Enregistré à Los Angeles dans le studio d’Adam Greenspan (Arcade Fire, Yeah Yeah Yeahs), cet extrait donne le ton d’un disque pensé entre la Californie et le Studio Motorbass à Paris.

Le clip adopte la forme d’un carnet de bord tourné au fil des sessions d’enregistrement. Des prises en studio aux déambulations dans les rues de Los Angeles, les images alternent moments de création et instants de vie, dessinant le quotidien du groupe sans mise en scène appuyée. Plus qu’un making-of, la vidéo offre un aperçu spontané de la fabrication de l’album et de l’énergie qui accompagne cette nouvelle étape.

Johnny JanePlan B

Après « Les roses » dévoilé le mois dernier, Johnny Jane est de retour avec « Plan B », un titre pop aux accents électro qui oscille entre euphorie estivale et mélancolie. Derrière son rythme entraînant et son refrain fédérateur, la chanson évoque les sentiments contradictoires d’une relation qui vacille, entre l’envie de tourner la page et la difficulté de renoncer. Cette dualité apporte au morceau une profondeur qui dépasse le simple tube de l’été.

Le clip traduit parfaitement cette opposition entre fête et introspection. Tourné dans un appartement bondé où Johnny se produit au milieu d’un public en liesse, il capte l’énergie d’une soirée entre amis grâce à une caméra mobile et une esthétique volontairement spontanée, presque documentaire. En parallèle, les séquences tournées sur les toits au lever du jour installent une atmosphère plus contemplative. L’artiste s’y retrouve entouré de quelques proches, puis parfois seul face à l’horizon, comme si le calme succédait naturellement à l’effervescence de la nuit.

Nursz – Scorpio Bites

Après un premier titre remarqué, Nursz poursuit son exploration d’un rock tendu et frontal avec « Scorpio Bites ». Porté par une montée en intensité continue, le morceau joue sur les contrastes entre mélodies accrocheuses et déflagrations sonores, installant une tension qui ne retombe jamais. Une écriture nerveuse qui trouve son équilibre entre efficacité et urgence.

Réalisé par Morgan Richard et Josic Jegu, le clip transpose cette tension dans un décor nocturne et épuré. Le groupe interprète le morceau en pleine nuit sur un vaste parking désert, tandis qu’un homme tourne inlassablement autour des musiciens au volant de sa voiture, son chien installé à ses côtés. Après une brève halte pour nourrir l’animal, il reprend sa ronde, accentuant la sensation de répétition et de tension qui traverse le morceau. Le clip s’achève sur une dernière image du chien, immobile face aux phares allumés du véhicule, laissant planer une fin ouverte et énigmatique.

Oda – Le lilas  

Il y a des chansons comme « Le lilas » du duo Oda, qui invitent à ralentir. Entre folk délicate et pop contemplative, le titre s’installe dans une douceur presque suspendue, porté par une interprétation sobre où chaque mot semble murmuré plutôt que chanté. Les paroles évoquent les blessures du quotidien, les décisions difficiles et les promesses d’un renouveau, faisant du lilas un symbole de renaissance et d’apaisement. Sans jamais céder au pathos, le duo privilégie la suggestion à l’explication, laissant l’auditeur s’approprier ce récit intime.

Le clip d’Arthur Gouté épouse parfaitement cette atmosphère. Une jeune femme traverse des paysages de campagne à vélo, tandis que la nature se pare de teintes rougeoyantes presque irréelles. Ce choix de couleurs, loin du lilas annoncé par le titre, nourrit une sensation de souvenir, de fin d’été et de nostalgie. Sans chercher l’effet spectaculaire, les images accompagnent la chanson avec justesse et offrent une véritable respiration, à l’image d’un morceau qui prend le temps de faire les choses.

Mathieu Teissier – Aquarium

Mathieu Teissier poursuit son parcours musical avec « Aquarium », un morceau qui explore la solitude et le vide laissés par une rupture amoureuse. En imaginant cette histoire à travers le regard d’un poisson rouge enfermé dans son bocal, l’artiste livre une chanson douce et mélancolique, portée par une pop délicate où les images occupent une place centrale.

Réalisé dans une esthétique volontairement épurée, le clip suit Mathieu Teissier transportant deux grands bidons d’eau de mer de la plage jusqu’à la ville. Au fil de son trajet, l’eau s’échappe lentement, comme si le poids des souvenirs disparaissait peu à peu. Entre les rues et le bord de mer, cette marche silencieuse accompagne avec simplicité le thème du morceau et laisse toute la place à son émotion.

Prince de PacotilleLaissons les orages

Prince de Pacotille ouvre un nouveau chapitre avec « Laissons les orages », premier extrait de son EP Le Secret des Dieux, attendu en novembre 2026. Alexandre Humbert y livre une chanson douce et lumineuse, où la délicatesse du ukulélé accompagne une invitation à laisser derrière soi les pensées sombres et les tempêtes intérieures. Une pop-folk sensible, portée par une mélodie qui s’installe naturellement et une atmosphère à la fois apaisante et mélancolique.

Le clip, réalisé par La Luciole Noire, nous plonge au cœur de cette introspection en suivant le musicien dans un dédale de couloirs où le temps semble se dérégler. Jeux d’ombres, ralentis, images inversées et apparitions fugaces nourrissent une impression d’errance, entre rêve et réalité. Sans chercher l’effet spectaculaire, la mise en scène épouse l’émotion du morceau et renforce cette idée de traverser l’orage pour retrouver un peu de lumière.

Lucie ShameBeautiful Dyke

Après « Fields and Worms » sorti le 8 mai dernier, Lucie Shame transforme son histoire personnelle en un morceau lumineux et libérateur. Inspirée par son coming-out à 36 ans, « Beautiful Dyke » célèbre la joie de s’assumer pleinement et de reprendre à son compte un mot longtemps utilisé comme une insulte pour en faire un symbole de fierté. Portée par une énergie pop-rock communicative, la chanson dépasse l’expérience intime pour devenir une déclaration universelle sur la liberté d’être soi.

Le clip tisse un dialogue entre mémoire et émancipation. Les images d’archives familiales, filmées lors d’un mariage, côtoient des extraits d’Akira, où la célèbre motarde incarne l’élan, la puissance et le désir d’avancer. En faisant se rencontrer ces deux univers, Lucie Shame raconte le chemin qui mène de l’enfance et des rôles hérités vers une identité pleinement assumée. Une vidéo sensible et évocatrice, où le passé n’est plus un frein mais une étape vers la liberté.

Ziyad Al SammanSecond Touch 

Cette semaine on retrouve Ziyad Al Samman, qui confirme son identité entre électro-pop et indie rock britannique avec son nouveau single « Second touch ». Porté par une rythmique dansante, des guitares aux accents rétro et une mélodie immédiatement accrocheuse, le morceau évoque les souvenirs d’un amour passé avec une légèreté qui contraste avec son thème mélancolique. Cette alliance entre nostalgie et énergie estivale en fait un titre aussi efficace en radio qu’en festival.

Le clip transpose cette dualité dans un Londres à la fois froide et vibrante, où Ziyad évolue au milieu d’une architecture urbaine géométrique et de paysages nocturnes. Les cadrages symétriques, les jeux de lignes et la photographie aux teintes bleutées créent une esthétique moderne qui accompagne parfaitement le rythme du morceau. Sans raconter une véritable histoire, la réalisation mise sur l’atmosphère et le mouvement pour traduire l’agitation intérieure du chanteur au cœur d’une ville en perpétuelle effervescence.

Par.Sek – Raf

Après plusieurs singles qui ont façonné son identité, Par.Sek poursuit son exploration d’une électro-punk aussi incisive qu’irrésistiblement dansante avec « Raf ». A travers cet extrait de leur premier album attendu le 6 novembre prochain, le duo transforme un message profondément désabusé en véritable exutoire festif. Sous son apparente légèreté, le morceau assume un regard mordant sur l’époque, mêlant ironie, énergie et sens de la formule.

Réalisé par le duo lui-même, le clip prend le contre-pied de ce discours frontal en l’installant dans un décor balnéaire baigné de lumière. Sur une plage presque irréelle, les deux artistes enchaînent chorégraphies décalées, bains improvisés, glaces, jeux et mises en scène absurdes. Cette succession de tableaux colorés, volontairement déjantés, crée un contraste permanent entre la douceur estivale des images et l’urgence du propos. Une esthétique pop, libre et décomplexée qui fait de cette vidéo une véritable bulle d’insouciance, sans jamais perdre la charge satirique du morceau.

Julie B. BonnieViens stp 

Julie B. Bonnie signe avec « Viens stp », un retour à fleur de peau où l’intime devient politique. Porté par une instrumentation volontairement dépouillée, le morceau laisse toute la place à une voix éraillée qui oscille entre confidence et détermination. Loin des hymnes militants démonstratifs, la chanteuse choisit la retenue pour mieux faire naître l’émotion. Les paroles évoquent la solidarité féminine comme une nécessité face aux violences et aux injustices, transformant une simple invitation en véritable appel à faire front ensemble. Ce premier extrait annonce un album, Et toi tu danses, attendu fin octobre 2026, qui laisse entrevoir une œuvre où la fragilité et la combativité semblent avancer main dans la main.

Le clip s’inscrit dans cette démarche en adoptant une esthétique artisanale assumée. Face à une caméra fixe, l’artiste apparaît seule dans un cadre volontairement minimaliste, tandis que des paroles colorées surgissent à l’écran comme autant de slogans ou de pensées intérieures, et les gestes répétés deviennent un véritable langage corporel. Sans effets spectaculaires, la réalisation mise sur la proximité et l’authenticité pour traduire les émotions du morceau que l’artiste incarne à merveille.